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«Du gaz naturel au gaz sarin… le fond du bourbier syrien» di Khaled ABDELHAFIZ 
Palestinien et Syrien, pour Investig’Action –  20 août 2013

Exagérons nous lorsque nous affirmons que le couple gaz-pétrole est bien le sang de notre planète et que les pipelines et autres gazoducs qui en transportent sont les artères de ce globe. Ainsi, Pourrait-on aussi soutenir que nos crises pétrolières ou gazières ne sont autres que des crises cardiaques de notre belle terre bleue ! Et qu’une crise cardiaque est bien dangereuse, voire mortelle ! Peut-on affirmer le contraire ?
 


Nous sommes donc peut-être en train d’assister les bouches béantes à une sorte de crise cardiaque terrestre qui est en train de se dérouler sous nos yeux impuissants ! Personne n’espère subir les conséquences catastrophiques de cette crise, pourtant des vrais hommes, des enfants, des femmes, des vieux sont en train de payer de leur vrai sang les dommages collatéraux de cette crise. Où ? En Syrie au Machrik[1]mais aussi ailleurs !

 

La crise syrienne est au cœur de la crise de Nabucco[2]

La date de lacement du Nabucco, 2002, suit juste le début de la guerre étasunienne visant l’Afghanistan ! Les dates repoussées successivement[3]de la fin des travaux du Nabucco 2009, 2012 et 2014 suivaient scrupuleusement et respectivement la date des deux guerres israéliennes contre le Liban et Gaza, l’année dite « l’année du printemps arabe » et la résistance inattendue de la Syrie aux objectifs du « printemps arabe ». C’est là que les relations entre Moyen-Orient, Russie et Europe médiane se nouent. Actuellement la date proposée pour la fin de ses travaux, selon nos références est désormais 2017. Pourquoi les américains ne cessent de repousser la date butoir de la fin de travaux de leur gazoduc, alors que les russes finissent, paisiblement, des projets semblables les uns après les autres ? Pour comprendre ce dilemme, il faudrait pénétrer dans le bourbier syrien avec ses innombrables bifurcations en forme d’usine à gaz !

Commençons d’abord nos efforts, en réfléchissant aux réponses à toutes les questions susceptibles d’être posées par tout être humain occupé par la réalité de la crise syrienne qui se place au carrefour de quatre régions : Moyen-Orient, Russie, Occident avec l’Europe médiane au centre.

– Pourquoi la crise syrienne va en s’aggravant avec croissement des conflits internes et externes ?

– Quelle est la nature et la taille des intérêts qui se croisent dans l’espace syrien ?

– Pourquoi le retournement des positions turques et qatariotes envers la Syrie et pourquoi l’alliance du Doha et d’Ankara contre Damas ?

– Pourquoi l’appui de la Russie à Damas ?

– Pourquoi les réticences allemandes envers la politique des autres puissances de l’OTAN ?

– Et pourquoi le silence des pays d’Europe médiane qui avaient la plupart pris bruyamment part à la guerre visant l’Irak ?

– Quel est le secret du retournement de l’Emir du Qatar sur son père et d’Erdogan sur son maître Necmettin Erbakan ?
– Quel est le secret de la déclaration américaine sur le nouveau Moyen-Orient ?

– Dans quel sens vont se développer les événements en Syrie ?

– Quels sont les indicateurs de l’avenir à la lumière des documents de WikiLeaks ?

– Les fuites de WikiLeaks sont-elles involontaires ou bien programmés ?

– Tous les jours il y a plusieurs « BOUAZIZI » arabes. Pourquoi ce Tarek BOUAZIZI tunisien en particulier ? Quelle est l’histoire secrète du printemps arabe ?

– Les révolutions arabes sont-elles préfabriquées à Washington ?

– Comment a fonctionné le lien entre Otpor serbe, les révolutions colorées dans l’espace eurasiatique et le printemps arabe ?

– Quel est l’objectif du gazoduc syro-iranien à travers l’Irak et vers l’Europe via la Grèce ?

– La Fragmentation de ce qui est divisé est-elle le titre du nouveau Moyen-Orient ?

– L’occupation de l’Irak serait-elle l’ouverture officielle du projet du nouveau Moyen-Orient ?

Un plan a-t-il été élaboré dans les couloirs du puissant G7 (évidement sous la pression des grandes sociétés financières et énergétiques transcontinentales) en 1992[4] ? Cette rencontre a eu lieu presque en parallèle, histoire de donner l’impression d’une démocratie mondiale, avec le fameux sommet de la terre[5]dit par d’autres sommet des pauvres de l’UNCED, filiale de l’Organisation des Nations Unies, qui s’est tenue à Rio de Janeiro au Brésil et qui a donné naissance au protocole de Kyoto. Ce protocole impose la réduction des émissions de gaz polluants dans l’atmosphère afin de limiter l’aggravation du réchauffement climatique. En soit, c’est louable. Hélas, c’est bien là où germent les grands conflits mondiaux à venir ! L’Union européenne ratifie cet accord en 1994. Ainsi le gaz naturel est devenu la plus importante source d’énergie à la place du pétrole, qui a commencé à décliner d’importance stratégique pour chuter à la deuxième place. Il faut alors beaucoup de gaz à l’Europe, la plus grande consommatrice mondiale du gaz ! Or ce gaz, il est disponible en Iran et en Russie à profusion… Les aléas politiques et diplomatiques vis-à-vis de l’Iran mènent l’Europe directement dans une position inconfortable face au pseudo monopole russe[6] ! Avec le temps l’Europe soufre de l’insécurité quant à l’approvisionnement de ces besoins énergétiques. Ce problème rend indispensable l’intervention des stratèges américains ! Est-ce que Washington permettra l’expansion de l’influence russe en Europe après la dissolution du pacte de Varsovie et la probabilité de la disparition de la raison d’être de l’OTAN ? C’est ce que semblent réclamer certains européens ! Au passage, nous soulevons une contradiction imposante, les USA sont l’un des rares pays à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, alors que des grandes sociétés américaines se frottent les mains pour réaliser le projet de Nabucco et acheminer ainsi le gaz vers l’Europe !

En 1995 un accord au Qatar, a conduit le fils au pouvoir par un coup d’Etat (blanc) contre sonpère. Des accords rapides ont alors permis la démarcation de la frontière avec l’Iran et le début del’extraction de gaz au Qatar pour tenter de couvrir la demande européenne et de réduire l’impactde la dépendance de l’Europe envers le gaz russe. L’impossibilité du transport du gaz du Qatar versl’Europe par gazoduc, a rendu nécessaire de liquéfier le gaz malgré le coût élevé de cette opération. La Syriea refusé le passage d’un tel gazoduc puisque Qatar imposait d’y transporter du gaz israélien[7]. Cette positionstratégique syrienne restera en rigueur tant que le problème palestinien ne sera pas réglé.L’étonnante ironie est que les états voisins : le Bahreïn[8]et le Sultanat d’Oman[9]achètent le gaz enprovenance de pays lointains, alors que le gaz qatariote est tout proche ! En effet, Washington adécidé de privilégier le gaz qatariote pour le marché européen afin de concurrencer le gaz russe. ADoha le dernier mot revient à Washington. Forte de sa super base militaire[10]au nom de coderappelant un doux Disneyland « Camp Snoopy », alors que ses énormes composantes disent lecontraire 1) l’aéroport international de Doha 2) le camp militaire du Saliyah 3) la base aérienne del’Al Udeid et surtout le commandement central américain de la région centrale dit « CENTCOM[11] ».Parallèlement Washington semble dans le passé avoir aidé à enflammer les régions de laTchétchénie et de la Yougoslavie en utilisant des mercenaires arabes et afghans au nom d’un« djihad » incertain !

La société du gaz russe « Gazprom[12] » a été transformée en société d’État par actions (РАО) en 1993, par le chef du gouvernement russe Viktor Tchernomyrdine et son parti, le NDR, où Poutine était un responsable régionale à Saint-Pétersbourg. Quand Poutine a réussi en mars 2000 a maitrisé sans retard, les rênes de la situation en Tchétchénie, Gazprom est devenu rapidement le centre réel de pouvoir en Russie à l’image des compagnies américaines semblables qui régissent les Etats-Unis et qui sont derrière le projet du Nouveau Moyen-Orient. Washington a réalisé l’importance de la répartition géographique du gaz[13]dans la région : le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, l’Iran, l’Egypte et les réservoirs de gaz, bien identifiés auparavant par Washington, sur la côte orientale de la méditerranée entre la Syrie et Chypre et surtout sous la Syrie. Ils ont réalisé que le contrôle de ces sources signifie la conservation d’une position monopoliste incontestée et la gestion du monde en fonction de leurs intérêts. Mais il leur faut neutraliser l’impact de l’influence russe, qui contrôle le transit gazier des régions de l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. Le moyen pour y parvenir est le contrôle de gaz méditerranéen de manière a assurer l’approvisionnement de gaz à l’Europe. Ainsi la Russie ne sera pas en mesure d’acheter du gaz de l’Asie centrale, pour le vendre à l’Europe. Ces pays d’Asie centrale seront donc forcés à entrer dans l’orbite de la stratégie américaine. Mais l’accès à la commande du gaz à partir de la rive orientale de la Méditerranée doit achever le processus de paix de la région, et pour parvenir à la paix dans la région, selon la légitimité internationale. Est-ce que l’état israélien est prêt à cela ? Ou préfère-t-il un « nouveau Moyen-Orient » plus facilement contrôlable avec des cloisons confessionnelles et de nouveaux états sectaires qui ne disent pas non à Qatar ou plutôt à son maître ? La liquidation de la cause palestinienne pour dissoudre la patrie et la remplacer quelque part dans le royaume de Transjordanie, serait éventuellement un remède dans ce dernier cas ! C’est le chantier du siècle, il y aura énormément de pertes humaines et quelque chose qui ressemble à un printemps arabe !

Est-ce vraiment nécessaire ? N’y aurait-il pas une solution de rechange ? Avant ce projet du nouveau Moyen-Orient, il y avait un plan plus simple et moins coûteux aux yeux de Washington. C’est le plan qui visait à l’élimination de la résistance au Liban, où elle peut atteindre les réservoirs de gaz sans apporter une solution à la question palestinienne. Cette question est devenue un dilemme et une équation difficile à résoudre pour l’avenir de Washington dans la région. Comment résoudre ce dilemme pour le contrôle de cette région ? Les options sur la table étaient, soit de liquider la cause palestinienne, soit d’éliminer la résistance libanaise, et les deux c’est encore mieux ? C’est alors qu’a commencé la guerre israélienne contre le Liban en 1996 sous le nom inspirateur « les cépages de la colère » pour éliminer le Hezbollah et sa résistance, pour imposer la paix avec le Liban et pour sécuriser l’approvisionnement en gaz. Mais l’échec de l’attaque a conduit à la déclaration de la légalité de la résistance à l’occupant et à forcer Israël pour la première fois de son histoire, de se conformer à l’entente d’Avril. Plus encore en 2000, la libération du sud du Liban a marqué la naksah[14]des deux états, israélien et américain. Dans la même année, M. Poutine est arrivé au pouvoir en Russie, après la démission de Boris Eltsine.

Washington s’est rendu compte que le gaz du Qatar est devenu incapable de rivaliser avec le gaz russe sur le marché européen avec une influence de la Russie de plus en plus grande et une demande européenne croissante, ce qui du coup a mis toute l’Europe médiane, des Balkans à la Pologne sur une position stratégique dans la concurrence Russie/Moyen-Orient. Ceci a été couplé avec une reprise économique qui a permis rapidement à la Russie de récupérer ses positions politiques et stratégiques. Une course contre la montre presse Washington à faire quelque chose ! Soudainement, les citoyens du monde entier assistent impuissants en direct aux écrans de télévision à une attaque-suicide de deux avions contre le « World Trade Center » à New York et à l’effondrement des tours jumelles !!! Washington saute sur l’occasion, et lance presque au lendemain du 11/9 une attaque contre l’Afghanistan puis contre l’Irak pour les occuper ! Pourquoi ? Dire que c’est en réponse au terrorisme, le monde n’a jamais était si unanime sur une question, ce qu’il était sur son refus et son rejet des accusations américaines contre l’Irak, que ce soit à propos de l’implication de l’Irak dans le terrorisme ou son développement d’armes de destruction massives. Cherchons la cause de ces guerres ailleurs. Est-ce en réponse à la défaite d’Israël au Liban ou à l’arrivée de Poutine au pouvoir, ou à la convergence entre la Chine et la Russie, après des tensions qui ont perduré des décennies durant la guerre froide ? Est-ce aussi parce que les pays de l’Europe médiane qui s’étaient dégagés de l’influence russe n’auraient pas eu tendance à reprendre langue dans ce contexte avec leur ancien protecteur ? Ou alors est-ce en réponse à la chute de certains bastions de son influence en Amérique du Sud ? Il est clair que l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak représente un sommet géostratégique dans l’ensemble des mouvements et des actions américain dans la région, un sommet aux conséquences amères[15]. Bien sûr, parmi les objectifs majeurs de cette action on dénombre : couper des voies de transit existantes ou potentielles en provenance de et vers la Chine (marchandises et produits énergétiques), poursuivre son encerclement, et l’encerclement de la Russie, celui de l’Iran et de la Syrie qui sont les principaux soutiens et fournisseurs des résistances libanaise et palestinienne.

En 2002, Washington, signe un accord avec Recep Tayyip Erdogan et Abdullah Gul, qui se sont retournés contre leur ancien maître Necmettin Erbakan. Les deux fondent « le parti de la Justice et du développement », le nouveau AKP, pour qu’Abdullah Gul devienne le premier Premier ministre issu d’un courant « islamiste » en Turquie avec la bénédiction américaine. Ce n’est qu’une répétition du scénario qatariote de 1996 où un coup d’état blanc sur fond de motivation gazière un fils a remplacé son père. L’étonnante coïncidence est que les deux équipes arrivées au pouvoir en Turquie et au Qatar avec les félicitations américaines se réclament toutes les deux d’un seul courant islamiste dit « les frères musulmans ». Le même que celui du Hamas dans la résistance palestinienne et le même que les futurs meneurs du printemps arabe, du Maroc au Yémen ! Avec l’émergence de l’AKP, Washington a annoncé le projet du gazoduc Nabucco pour acheminer le gaz à partir de la mer caspienne et à travers l’Iran, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie tout en évitant soigneusement la Grèce vers l’Europe en passant par les Balkans plus au nord. La première remarque dévoile l’implication de l’état israélien dans ce projet concerne son nom. Nabucco est le nom d’une œuvre musicale de Verdi racontant, selon sa vision, l’histoire de la déportation à Babylone en Irak, des habitants de Jérusalem par Nabuchodonosor, le roi de Babylone de 605 à 562 av. J.C. ! A peine un an plus tard, les forces américaines ont envahi l’Irak ! Une étude qui dépasse l’analyse des interférences entre la sémantique, le gaz, les coups d’état blanc ou de trahison, la résistance à l’occupation et tous les états du Moyen-Orient y compris la Palestine et Israël, passe certainement à côté de la vérité sans la toucher ! Alors pourquoi Nabucco ? Certes, Washington était incertaine d’accéder au gaz d’Asie centrale. Elle était également dans l’impossibilité de mener une guerre contre l’Iran à la lumière des circonstances internationales actuelles qu’elles soient économiques ou politiques. Mais elle a mal jugé les réactions brutales de Moscou face au lancement du gazoduc Nabucco. Nous analyserons la réponse russe à Nabucco plus tard. Washington envisageait d’abord d’obtenir du gaz à partir de l’Egypte et de la côte orientale de la Méditerranée. La division et la destruction de la Syrie serait à déclencher par un stratagème à bien Définir ultérieurement, pour obtenir sans effort et sans guerre le gaz iranien. Ainsi Moscou ne pourrait plus acheter du gaz azéri, et donc faire perdre l’influence de la Russie dans la Méditerranée, l’Europe et l’Asie centrale à la fois. Et Washington aurait obtenu le contrôle du monde pour toujours !

 

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Le gazoduc Nabucco apporte le gaz régional en Turquie, pour l’exporter en Europe sans traverser la Grèce. Ce projet, transforme ainsi la Turquie en un pays riche avec les revenus du transit. Nabucco aurait dû atteindre 45 milliards de mètres cubes en vitesse de croisière 50% pour les actionnaires et le reste en location de transite si des clients se présentent ! Soit en tout environ 10% de la consumation européenne actuelle[16]et 37% de la capacité des gazoducs russes « Nord Stream[17] » déjà opérationnel et « South Stream[18] » bientôt opérationnel en 2015. Dès le lancement du Nabucco, Erdogan s’est rendu compte que l’accès au gaz d’Asie centrale est impossible à cause de la Russie. Alors, il a lui-même supervisé la signatureau Caire de l’accord Nabucco[19]. Hosni Moubarak ne s’est pas rendu compte à l’époque qu’il signait le document de son éviction du pouvoir !

L’accord entre Erdogan, Abdullah Gul et les Américains, incluait des droits et des devoirs. Erdogan et Gul devaient former un parti se réclamant d’un courant islamiste pour tenir les rênes du pouvoir de la Turquie laïque. Ils auront le droit au soutien américain et à sa protection, tant que les conditions suivantes sont acceptées :

1) Diviser l’Egypte en trois états, et l’Irak en trois et la Syrie en quatre. Tous mono-confessionnels ou mono-ethniques !

2) Mettre les nouveaux états non-sunnites sous influence israélienne.

3) Aider les Etats-Unis en Afghanistan, en Irak et dans les nouveaux états que Washington envisage de constituer !

4) Permettre aux Etats-Unis de construire un réseau de gazoducs et le mettre sous l’influence de

Washington

En contre partie, les engagements subséquents seront honorés par Washington :

1) Mettre les nouveaux états sunnites sous influence turque.

2) Transformer la Turquie en un noeud gazier mondial.

3) Ne pas faire passer le gazoduc en Grèce, afin d’assurer l’attachement de l’ensemble de Chypre à la Turquie et son entrée dans l’Union Européenne au détriment de la Grèce.

 


Une variante des désagrégations proposées au Nouveau Moyen-Orient !

 

C’est vrai. Cet accord secret semble effectivement sortir tout droit d’un chapeau de magicien ! Des références ou des arguments corroborent-t-ils à cette hypothèse ? Sans prétendre connaître toute la vérité, Nous essaierons d’analyser ouvertement et objectivement, tout simplement ! Le projet de Nabucco indique clairement par son tracé la mise hors jeu de la Grèce et de la Serbie. Son nom semble montrer une implication particulière d’Israël. A quel niveau ? La désagrégation du Moyen-Orient en petits états n’est plus du domaine autoptique. L’exemple du Soudan et l’implication forte des Etats-Unis dans sa division suivant une ligne confessionnelle, est plus que parlant ! Les conflits sanguinaires entre Libyens et les risques de séparation sur des bases ethniques, juste après un scénario d’un « printemps arabe » et suite à une intervention américaine, l’est aussi ! Et dans la région ? En Irak, malgré neuf années d’occupation et la chute du gouvernement dirigé par Saddam Hussein, aucune démocratie digne de ce nom, n’a pointé son but de nez ! Alors que Bush fils, n’a pas arrêté de crier sur tous les toits, sa démocratie exemplaire qu’il va installer en Irak et qu’elle se propagera dans la région ? Et là, qui a oublié la notion si chère à Bush fils : Le Nouveau ou Le Grand Moyen-Orient… ? Qu’est-ce exactement ce projet et vise-t-il uniquement cette région ou n’a-t-il pas de liens avec la stratégie émise par Zbigniew Brzezinski dans son ouvrage « Le grand échiquier » qui prévoyait une stratégie visant à émietter le cœur de l’Eurasie et à transformer l’Europe médiane en périphérie et en zone de transit vers ce nouveau Moyen-Orient ?

Le 28 janvier 2004, Bush a présenté au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors d’une réunion à la Maison Blanche les principaux repères du nouveau projet américain « Grand Moyen-Orient ». C’est ainsi que s’est exprimé un journal Turc[20]deux jours après la rencontre en ajoutant « Le projet, selon le président américain, fait de la Turquie sa colonne vertébrale. Washington veut qu’elle joue un rôle essentiel dans ce projet, où elle a à promouvoir son modèle démocratique et sa « modération » religieuse dans la région » ! C’est-à-dire de promouvoir le courant dit « frères musulmans », qui mènent actuellement neuf ans après, ce qu’on appelle le « printemps arabe ». Un printemps finalement rejeté massivement par les populations trompées, puisque ces « frères » ne sont pas aussi modérés que Bush l’a prétendu !

La désagrégation du Moyen-Orient fut aussi mentionnée par Pierre Hillard[21], dans son article, nommé « Le Nouvel ordre mondial à l’assaut de l’Islam », paru le 18 mars 2011. Il dit « Bernard Lewis[22][…] est l’auteur de l’expression « Choc des civilisations » reprise avec succès par Samuel Huntington. Pour lui, il s’agit de balkaniser le monde musulman comme cela s’est auparavant opéré en Yougoslavie et en URSS afin de créer de mini-Etats pétroliers plus faciles à contrôler. Un modèle de restructuration appelé « Americana : Arch Enemies, soit, arc de crise » fut présenté dans la revue « Time[23] » du 15 janvier 1979 ». Et Israël dans tout ça, est-ce qu’il propose une version propre de désintégration du Nouveau Moyen-Orient ? Sans aller fouiller jusqu’au premier congrès sioniste se réunissant à Bâle en Suisse, du 29 au 31 août 1897, on trouve une étude stratégique presque parallèle aux travaux de Bernard Lewis, et qui semble aboutir aux mêmes résultats. Ce document est paru en février 1982 dans la revue Kivunim, publication de la « World Zionist Organization », sous la plume d’Oded Yinon, Intitulé « A strategy for Israel in the Nineteen Eighties[24] », rebaptisé « Clean Break[25] » après le 11/9.

Là il y a beaucoup de coïncidences ? Il n’y a pas de doute que ces plans prévus pour les années 80-90 ont lamentablement échoués. C’est dû essentiellement aux résistances libanaise, palestinienne et irakienne et aux soutiens syrien et iranien, donc à la volonté des peuples du Machrik, à leur attachement à leurs terres et à leurs souverainetés, malgre des pertes énormes. Le camp opposé a également perdu considérablement aux niveaux humain, économique et stratégique !

Le gaz sarin :

Il semble que certains dirigeants occidentaux, encouragés peut-être par les gros portefeuilles de certains émirs, sous la menace imminente de perdre leurs trônes, à l’image du qatariote au 25/06/2013[26], veulent absolument faire tomber le gouvernement syrien pour pouvoir passer ce gaz « naturel », tant attendu ! Même au prix de manipulations douteuses sur la base d’un autre gaz ! Récemment des nouvelles étranges ont circulées, mentionnant la capture en Turquie[27]d’une bande criminelle avec en leur possession 2kg du gaz « sarin », un très dangereux gaz « neurotoxique », puis la capture d’une autre bande qui en fabriquent en Irak[28] ? Or ces mercenaires venant de tout horizon ne sont autres que Jabhat Al Nosra, le fer de lance de l’insurrection en Syrie, et ce gaz « sarin » était destiné à la Syrie !

Alors pourquoi, certains ministres des affaires étrangères persistent, contre courent et particulièrement contre les experts des Nations Unis[29], à accuser le gouvernement syrien à utiliser ce gaz contre son peuple ? Ceci malgré le refus du conseil de sécurité d’assumer sa responsabilité en mandatant selon la requête hâtif d’un état membre (la Syrie), une équipe spécialisée pour enquêter sur l’utilisation de l’opposition syrienne armée d’un gaz neurotoxique à Khan Al-Assal à Alep[30]. Ce refus était déguisé par la volonté de ces mêmes ministres des affaires étrangères à enquêter partout en Syrie ! Nos citoyens ne méritent-ils pas quelques explications !?

Quelles justifications concèdent ces responsables des pays de l’OTAN, face aux facilitations et à la fermeture des yeux aux indénombrables exactions du Jabhat Al Nosra : du gaz sarin, jusqu’à l’exécutions des enfants en passant par le cannibalisme !? Pourquoi fixent-ils le gouvernement syrien qui subi ces exactions avec son peuple ? Pourquoi, trouvent-ils insupportable que l’armée arabe syrienne défend son peuple en défiant et vainquant ces terroristes ? Oui, terroristes selon leur propre classification ! Pourquoi différentient-ils, Jabhat Al Nosra d’autres oppositions armées, alors que les syriens n’affrontent sur le terrain que des bandes de mercenaires extrémistes wahhabites takfiristes, c’est-à-dire Jabhat Al Nosra et ses branches ? La manipulation est plus qu’évidente[31], tandis que les explications ne le sont pas[32] !

Dans la dernière référence, Philip Coyle chercheur principal au Centre de contrôle des armements et de non-prolifération à Washington, s’est moqué de l’accusation de l’usage du régime de Bachar du gaz sarin « sans preuve publique évidente, il est difficile pour les experts d’évaluer la validité des déclarations de l’administration », Il a ajouté « Ce qui est arrivé ne ressemble pas à une série d’attaques au sarin ! »

Conclusions :

Tout ce qui s’y passe semble avoir un lien direct avec l’axe Europe-Eurasie-Asie où se développent des processus qui remettent en cause l’ordre mondial tel qu’il a semblé s’instaurer depuis la chute du bloc soviétique. L’analyse présentée ici est loin d’être terminée. Il faudrait étudier le cas particulier de chaque pays touché par le fléau de « printemps arabe » et ceux y qui sont impliqués que ce soit dans la région ou les superpuissances, en détaillant les aspects sociologique, économique, géographique, politiques, environnemental et technologique, de même que leurs rapports quantitatif et qualitatif avec l’énergie : production, consumation et acheminement… La crise !

Face à cette crise cardiaque terrestre, que faire ? En effet, une crise cardiaque se traite par des spécialistes avec des moyens prouvés scientifiquement et approuvés par des ensembles d’observations et d’expérimentations rigoureuses. Dans notre cas, il faudrait bien explorer toutes les artères principales et secondaires, explorer tous les passages entre les sources et les lieux d’irrigation principaux, identifier les passages devenus impossibles ou défectueux. Quand un passage est impossible, il devrait en proposer des alternatifs, étudier les circonstances d’une bonne implantation d’une nouvelle artère et inspecter les éventuels rejets du greffon. Quand un passage est défectueux, il est nécessaire d’identifier les causes des défauts, de repérer les mécanismes de réparation et d’adaptation aux niveaux sociologiques, environnementaux, politiques, géographiques…

Il est devenu évident que beaucoup des remèdes et indices sous les mains des stratèges américains sont tous simplement stériles. La démonstration découle du blocage, sinon de l’échec, mondial quant au traitement de la crise syrienne, de l’historique crise palestinienne et d’autres crises qui se sont succédées en Eurasie, en Europe médiane et au Moyen-Orient ou alors du retard[33]insurmontable, sinon de l’incapacité[34]des USA à poursuivre la construction du gazoduc Nabucco. Pourquoi ? À notre sens, ceci est dû au fait que les remèdes et les indices considérés actuellement sont borgnes. Ils ne mènent qu’à une simple vue trompeuse venant de d’un seul côté : de l’Ouest. Le temps n’est-il pas venu pour adopter une autre vue partant du milieu, à savoir de l’Europe médiane et orientale, avec deux yeux, l’un à l’occident et l’autre à l’orient ? Autrement, ceux qui se croient les décideurs du sort du monde peuvent toujours préserver le choix des méthodes brutes, en envoyant des flots de soldats armés jusqu’aux dents avec la multiplication des crises économiques[35]intimement associées[36]et qui en découlent !!!

 

 

 

Source : Investig’Action – michelcollon.info



Bibliographie et Notes :

 

[1] Le « Machrik », et pas le « Machrek » est le vocabulaire arabe préféré à la notion du « Moyen-Orient »

[2] Nabucco (Gazoduc) – Wikipedia – http://fr.wikipedia.org/wiki/Nabucco_(gazoduc)

[3]مجموعة مقالات للكاتب كفاح نصر نشرت منذ 2011 على موقع جهينة نيوز
http://www.jpnews-sy.com/ar/cats.php?subcat=76

[4] Sommet du G7 1992 – Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_du_G7_1992

[5]Wikipedia اتفاقية كيوتو –
http://ar.wikipedia.org/wiki/%D8%A7…

[6] Consommation mondiale de gaz naturel – planetoscope
http://www.planetoscope.com/Source-d-energie/1230-consommation-mondiale-de-gaz-naturel.html
« Le 1/4 du gaz consommé dans l’Union Européenne provient de Russie dont l’exportation est assurée par un seul acteur, Gazprom. »

[7]أنابيب الغاز : الوجه الآخر للصراع على سورية – ناجي س. البستلني – 10.10.2012 – الإلكترونية اللبنانية
http://www.elnashra.com/news/show/533846/
 يقول “أنّ سوريا رفضت مرور خط غاز قطر الذي يحمل الغاز الإسرائيلي والمصري إلى تركيا، لوصله بأنبوب نابوكو”

[8] arabianbusiness البحرين تجري محادثات لشراء الغاز المسال من جازبروم – 7 مارس 2012 –
http://arabic.arabianbusiness.com/business/energy/2012/mar/7/69839/#.UcLaGucqyFQ
« يذكر ان محادثات استيراد الغاز من قطر متوقفة بطلب من السلطات القطرية منذ 2006 وتعد قطر أكبر منتج للغاز المسال في العالم بطاقة انتاجية تبلغ 77 مليون طن سنويا »

[9] arabianbusiness شركة قلهات للغاز العمانية تشتري 10% من “سينبوكو” اليابانية – 16 نوفمبر 2009 –
http://arabic.arabianbusiness.com/business/energy/2009/nov/16/31464/ – .UcLfLucqyFQ
http://arabic.arabianbusiness.com/b…
وخلالالسنةالمالية 2009 قامتالشركةبشراء 0.86 مليونطنمنالغازالطبيعيالمسالمنالسلطنة،و7.41 مليونطنمنالغازالطبيعيالمسالمناستراليا،و1.37 مليونطنمنبروناي،و0.76 مليونطنمنإندونيسيا،و2.62 مليونطنمنماليزيا،و0.8 مليونطنمنقطر.” أيالعشرمنقطروعمانوالباقيمنبعيد 

[10]United States Central Command – Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/United_States_Central_Command
« Contrairement à d’autres 
Unified Combatant Command, le Quartier Général du CENTCOM ne se trouve pas dans son aire d’opérations. Il se trouve à MacDill Air Force Base, à TampaFloride, même si un Quartier Général avancé pouvant abriter jusqu’à 10 000 personnes se trouve depuis 2003 sur la base aérienne de Al Udeid au Qatar. »

[11]بيان(باللغة العربية) للجنرال الأمريكي ديفيد بتريوس، قائد القيادة المركزية الأمريكية، أمام لجنة القوات المسلحة في مجلس الشيوخ بخصوص المراجعة الإستراتيجية حول أفغانستان وباكستان وموقف القيادة الوسطى الأمريكية – 1 نيسان/أبريل 2009 – الموقع الرسمي للقيادة الوسطى الأمريكية
http://www.centcom.mil/ar/qatar/http://www.centcom.mil/ar/qatar/
يقولإنكافةهذهالجهودالتعاونيةممكنةبسببالتسهيلاتالتيتقدمهاالقواعدوالموانئالبحريةوالموانئفيالبحرينوالكويتوقطرودولةالإماراتالمتحدةوغيرهامنالدولللقواتالأمريكية

[12]http://fr.wikipedia.org/wiki/Gazprom

 « En 1989, en pleine période de réformes économiques structurelles, ce ministère fut transformé en groupement (konzern) d’État (государственный концерн) « Gazprom », devenu société d’État par actions (РАО) en 1993. Le futur chef du gouvernement russe Viktor Tchernomyrdine sera nommé à la tête de Gazprom de 1989 à 1992. »

[13]Des réserves considérables, un enjeu majeur pour l’avenir du gaz
http://www.total.com/fr/dossiers/ga…

[14] Terme arabe qui désigne la défaite militaire de 1967 : النكسة

[15] Joseph E. Stiglitz et Linda J. Bilmes, « Une guerre à 3000 milliards de dollars », éd. Fayard.

[16]Consommation mondiale de gaz naturel – planetoscope
http://www.planetoscope.com/Source-d-energie/1230-consommation-mondiale-de-gaz-naturel.html
« L’Europe du gaz regroupe 25 pays qui consomment 471Gm3 »

[17] Nord Stream – Wikipedia – http://fr.wikipedia.org/wiki/North_Stream

[18] South Stream – Wikipedia – http://fr.wikipedia.org/wiki/South_Stream

[19]4 دول أوروبية توقع اتفاق خط أنابيب « نابوكو » لنقل الغاز- 14 يونيو 2009 – أنقرة – الشرق الأوسط – على طالب
http://www.aawsat.com/details.asp?i…;;article=527418#.UcNJLecqyFQ
« وقال وزير البترول المصري سامح فهمي خلال اجتماع للاتحاد الأوروبي والزعماء الإقليميين في تركيا من أجل التوقيع على اتفاقيات مشروع « نابوكو » إن خط أنابيب الغاز العربي المزمع من شأنه أن يكون مصدرا محتملا لإمداد « نابوكو » بالغاز. »

[20]تسريب أميركي لمشروع “الشرق الأوسط الكبير” – فهمي الهويدي – 4 فبراير 2004 – الشرق الأوسط
http://www.aawsat.com/leader.asp?section=3&article=216052&issueno=9199 – .UcOZO-cqyFQ
http://www.aawsat.com/leader.asp?se…;;article=216052&issueno=9199#.UcOZO-cqyFQ
ممنعلقفيتركياتشجيعا للمشروعالأمريكييقولالكاتبالتركيطهأقيول ” : (إنهذاالمشروعمصيريجداًلتركيا ! فهذهالمنطقةهيالجغرافياالإسلاميةونحنفيهذهالجغرافياوالقوقازوجيرانناالمسلمونوالنفطوإسرائيلوالأكرادوالإرهابكذلكفيها ! وليسمنمنطقةستحددمصيرالعالمفيالعقودالمقبلةمثلهذهالمنطقة ! ويصيفأردوغانوغول : كاناسبّاقينإلىالدعوةلتغييرالمجتمعاتالإسلامية !! فيمؤتمراتماليزياوطهرانوالكويتوغيرهاوإقامةمجتمعاتمفتوحةوتطورالعلاقاتالتجاريةإنتركيافيهذهالعمليةالتاريخيةهيفيالطليعة ! ويضيف : يمكنلتركياأنتكونمصدرإلهامونموذجعلىهذاالطريق).
وقامالكاتبالتركيفهميقوروالمقربجداًمنغولمدافعاًعنهذاالمشروعالذيسبقأنتقدمبهغولفيالكويتوتساءل : (هللأنأمريكاهيالتيطرحتالتغييريجبأننتخلىنحنعنمشروعنا؟ ! ويتابعقورو : إنالدولةالأولىالتيفاتحتهاأمريكابالمشروعهيتركيا ! وهذاأقلقالحكامالعربلأنالمشروعحملتهتركياوليسالعربماجعلالرئيسمباركيقومبزيارةمفاجأةوسريعةإلىأنقرة ! ويضيف : تركياهيالبلدالوحيدالذيلهقواسممشتركةمعغالبيةدولالمنطقة،وأمريكايجبأنتبحثعنوسيلةلتخفيفوجودهاوتقليلالعداءلهافيالمنطقةوإنمبادرةتركيالدولالجوارتقدمفرصةلأمريكاعلىهذاالطريق !).
وفيالمقابلتساءلالمحللالتركيإبراهيمقرةعنالمبادراتالتركيةقائلاً : (هلهدفهاهوتسكيندولالجوارالتركيمثلسوريةوإيرانوفتحالبابأمامالأهدافالأمريكية؟ ! ويضيف : لميعدممكناًأنتنخدعالمنطقةبمبادراتإقليميةمثلالمبادرةالثلاثية” ( تركيا،سورية،إيران ) ! أواجتماعاتدولالجوارالعراقي ! والآنحيلةمشروعالشرقالأوسطالكبير“).
وفيالمقابلأيضاالكاتبةنورايميرتتقول :تركياتسعىلتكونبلداًمركزياًفيالشرقالأوسط،وهذااستمرارلأطروحاتالعثمانيةالجديدة“.
أماالكاتبأحمدطاشغيتيرينفقدقال : (إنإقامةأمريكاوأوروباعلاقاتمعالعالمالإسلاميعبرتركياهونوعمنتجديددورالخلافة !
وتساءل : أليسذلكنوعاًمنالخلافةالأمريكيةأوالخلافةالأوروبية؟

[21]http://www.mondialisation.ca/le-nou…

[22] My bet against it : No Kurdish state in the next 4 years – 27 June 2012 – Olaf Simons – Positivists
 
http://positivists.org/blog/archive…
« With Bernard Lewis and the plan he sketched in the late 1970s, the entire Middle Eastern map rearranged under borders that pay more respect to the ethnic and religious division lines  »

[23]http://www.time.com/time/magazine/a…,9171,919991,00.html

[24]http://cosmos.ucc.ie/cs1064/jabowen…
– voir aussi « THE ISRAELI TERRORISM FILE, A Moral Corruption », by MOSHE SHARETT, LIVIA ROKACH, NOAM CHOMSKY, ISRAEL SHAHAK, ODED YINON, RONALD BLEIER &…, editor GGB REPRINTS, 2003, page 24 (en français) & page 32 (in English).
Yinon suggests that « the Arab States should be destroyed from within by exploiting their internal religious and ethnic tensions : “Lebanon’s total dissolution into five provinces serves as a precedent for the entire Arab world including Egypt, Syria, Iraq, and the Arabian Peninsula and is already following that track. The dissolution of Syria and Iraq later on into ethnically or religiously unique areas such as in Lebanon, is Israel’s primary target on the Eastern front in the long run, while the dissolution of the military power of those states serves as the primary short term target. Syria will fall apart, in accor-dance with its ethnic and religious structure, into several states such as in present day Lebanon  »
– Dans l’article du 17-02-2013, parue à l’AFRIQUE REDACTION, sous le titre « L’éclatement du monde arabe : Un plan sioniste contre le monde arabe », le redacteur en chef ROGER BONGOS dit « Nous évoquions le texte d’Oded Yinon, extrait de la revue Confluences méditerranée (n°61, printemps 2007) sous le titre « Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe », acquis lui aussi à un émiettement généralisé de cet ensemble géographique. Pêle-mêle, l’auteur appelle, en 1982, à l’éclatement en trois zones de l’Irak (chiites, sunnites et kurdes) et à une balkanisation complète du Liban, de l’Egypte, du Soudan, de la Libye, de la péninsule arabique etc. Pour certains « naïfs », il est impossible qu’un « simple » journaliste israélien puisse élaborer un tel plan. Cependant, précisons qu’Oded Yinon a été rattaché au ministère des Affaires étrangères de l’Etat hébreu. Est-ce une coïncidence si son programme ressemble étrangement aux événements secouant les pays arabes depuis 2011 » !

[25]http://www.informationclearinghouse.info/article1438.htm
 A New Israeli Strategy Toward 2000 : « Israel’s new strategic agenda can shape the regional environment in ways that grant Israel the room to refocus its energies back to where they are most needed : to rejuvenate its national idea, which can only come through replacing Israel’s socialist foundations with a more sound footing ; and to overcome its “exhaustion”, which threatens the survival of the nation » !

[26] WordPress, du 14/06/2013, WASHINGTON POUSSE L’ÉMIR DE QATAR À CÉDER SON TRÔNE
http://avicennesy.wordpress.com/2013/06/14/washington-pousse-lemir-de-qatar-a-ceder-son-trone/

[27] Journal Zaman, un quotidien pro-gouvernemental turc. Du 30/05/2013,
La police turque a trouvé du gaz sarin chez les terroristes d’Al Nosra, traduit par : Bahar Kimyongür
La traduction :
http://lucien-pons.over-blog.com/article-la-police-turque-a-trouve-du-gaz-sarin-chez-les-terroristes-d-al-nosra-118198015.html
« Hier matin, à l’aube, la Direction générale de la Sécurité (Emniyet Genel Müdürlügü) a mené une opération à Adana, dans la Sud de la Turquie, contre des cellules de l’organisation terroriste Jabhat Al Nosra, fer de lance de l’insurrection en Syrie. Après avoir saisi plusieurs plans d’attentats, les unités antiterroristes de la police turque ont mené des perquisitions à douze adresses différentes et procédé à des contrôles routiers à divers points d’accès vers la ville. La police turque a découvert 2 kg de gaz sarin ! »
La source :
http://www.zaman.com.tr/gundem_adan…

[28] Le Monde.fr, du 01/06/2013, Irak : démantèlement d’une cellule d’Al-Qaïda qui fabriquait des armes chimiques
http://www.lemonde.fr/proche-orient…

[29] « Les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin », a déclaré Del Ponte le 05/05/2013 !
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/les-rebelles-syriens-ont-utilise-du-gaz-sarin-selon-carla-del-ponte_3171289_3218.html.

[30] Les motons enragés, du 05/06/2013, Benji, Syrie. Laurent Fabius ment sur l’utilisation de gaz sarin
http://lesmoutonsenrages.fr/2013/06/05/syrie-laurent-fabius-confirme-lutilisation-de-gaz-sarin/

[31] – Agoravox, du 02/05/2013, Professeur Chems Eddine Chitour, « SARIN, La nouvelle ADM du pauvre : Un remake de l’invasion de l’Irak ? »
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sarin-la-nouvelle-adm-du-pauvre-un-135222

 – Ensemble pour la France, 10/06/2013, Alain Corvez, Un complot contre la Syrie,
Chalon, un conseiller en stratégie revient sur la question syrienne
http://mpf75.blogspot.fr/2013/06/un-complot-contre-la-syrie-chalon-un.html

 – Egalite et Reconciliation, 24/06/2013, “La crise syrienne n’est pas une guerre civile entre Syriens”,
Intervention du colonel Alain Corvez au colloque sur la Syrie du 19 juin à l’Assemblée nationale :
http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-crise-syrienne-n-est-pas-une-guerre-civile-entre-Syriens-18759.html

 – Allain Jules, du 20/06/2013, SYRIE. “Envoyé Spécial”, le journal “Le Monde”, et leurs rebelles plus forts que le gaz sarin
http://allainjules.com/2013/06/20/syrie-envoye-special-le-journal-le-monde-et-leurs-rebelles-plus-forts-que-la-gaz-sarin/

 – Comite Valmy, du 19/06/2013, Jean Geronimo, La Syrie et la guerre de l’information Le syndrome irakien.
Vladimir Poutine « Il est inacceptable que le scénario libyen soit réédité en Syrie ».
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3590

[32]– Mcclatchydc, du 14/06/2013, by Matthew Schofield | McClatchy Washington Bureau, Chemical weapons experts still skeptical about U.S. claim that Syria used sarin
http://www.mcclatchydc.com/2013/06/14/194016/chemical-weapons-experts-still.html#.Ucwu6jsqyFR#storylink=cpy

 – Palestine-solidarite.org, du 28 mai 2013, Badia Benjelloun, Décryptage opération arme chimique du Monde par un médecin spécialiste. http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Badia_Benjelloun.280513.htm

[33]خط أنابيب غاز روسي يهدد مشروع نابوكو – تحرير معاذ عبدالعزيز للنشرة العربية – رويترز – 28.05.2013
http://www.masrawy.com/news/economy/reuters/2013/may/28/24577751.aspx

[34]إلى قمة النظام الدولي… وقلب محور « المتوسط- بكين » – كنان محمد صقر – الوطن – 28.04.2013
http://www.alwatan.sy/view.aspx?id=748http://www.alwatan.sy/view.aspx?id=748

[35] Joseph E. Stiglitz et Linda J. Bilmes, « Une guerre à 3000 milliards de dollars », éd. Fayard.
Il dit « il suffit de dire que, si nous avons fait la guerre pour nous assurer un pétrole bon marché, nous avons lamentablement échoué. Oui les compagnies pétrolières sont les rares bénéficiaires de cette guerre. Mais l’économie américaine dans son ensemble a, elle, payé le prix fort »

[36] Guerre du Gaz et du Pétrole sous fond économique – Planète Révelation – 11.05.2012 :
http://www.planete-revelations.com/t10817-guerre-du-gaz-et-du-petrole-sous-fond-economique

Dal gas naturale al gas Serin …il fondo del pantano siriano-

di Khaled ABDELHAFIZ

Palestinese e Siriano per Investig’Action

20 agosto 2013

Non esageriamo dunque nell’affermare che la coppia gas-petrolio è come il sangue per il nostro pianeta e che le condutture e i gasdotti che li trasportano sono le arterie del globo. Inoltre, possiamo sostenere che le crisi del gas o petrolifere sono come crisi cardiache della nostra bella terra blu! E una crisi cardiaca è ben pericolosa, anzi mortale. Potremmo forse affermare il contrario?

Forse presto assisteremo a bocca aperta ad una sorta di crisi cardiaca terrestre la quale è prossima a dispiegarsi sotto i nostri occhi impotenti. Nessuno spera di subirne le conseguenze catastrofiche, uomini e donne, vecchi e bambini, in procinto di pagare con il loro vero sangue i danni collaterali di questa crisi. Dove? In Siria, in Medio Oriente, ma anche altrove.

La crisi siriana affonda le sue radici nel Nabucco[2]

La data d’avvio del progetto (gasdotto N.d.T.) Nabucco, il 2002, segna l’inizio della guerra statunitense contro l’Afghanistan! Le date poste in successione [3] della fine prevista per i lavori di costruzione del Nabucco, 2009, 2012 e 2014 seguono scrupolosamente e rispettivamente la data delle due guerre israeliane contro il Libano e Gaza, « l’anno delle primavere arabe » e la resistenza inaspettata della Siria agli obiettivi delle primavere arabe. E’ qui che si colgono  i nessi tra Medio Oriente, Russia ed Europa.  Attualmente la data prevista per la fine dei lavori viene ormai spostata al 2017. Perché gli americani non cessano di posticipare la data prevista per la fine dei lavori del loro gasdotto mentre i russi concludono i progetti uno dopo l’altro? Per comprendere tale dilemma occorre addentrarsi nel pantano siriano con le sue innominabili biforcazioni in forma di…gasdotti!

Cominciamo i nostri sforzi riflettendo sulle risposte a tutte le possibili domande suscettibili d’essere poste da chiunque si occupi della realtà della crisi siriana, nazione che si colloca al crocevia di quattro grandi regioni: Medio Oriente, Russia, e Occidente con l’Europa mediana al centro.

  • Perché la crisi siriana si va aggravando con crescendo di conflitti interni ed esterni?
  • Qual è la natura e la misura degli interessi che si giocano sul terreno siriano?
  • Perché il ritorno di posizioni ostili verso la Siria da parte di Turchia e Qatar e perché l’alleanza di Doha e Ankara contro Damasco?
  • Perché il sostegno della Russia a Damasco?
  • Perchè la reticenza tedesca contro le politiche delle altre potenze NATO?
  • E perché il silenzio dei paesi dell’Europa mediana che avevano preso brutalmente parte alla guerra contro l’Iraq?
  • Cosa si cela dietro il ritorno dell’Emiro del Qatar a suo padre e di Erdogan al suo maestro Necmettin Erbakan?
  • Cosa si cela dietro le dichiarazioni americane sul nuovo Medio Oriente?
  • In quale direzione stanno sviluppandosi gli eventi in Siria?
  • Quali sono le indicazioni per il futuro alla luce delle rivelazioni di WikiLeaks?
  • Le fughe di notizie WikiLeaks sono involontarie o ben programmate?
  • Ogni giorno vi sono più « BOUAZIZI » arabi. Perché questi Tarek BOUAZIZI tunisini in particolare? Cosa si cela dietro le primavere arabe?
  • Le rivoluzioni arabe sono prefabbricate a Washington?
  • Come ha funzionato il nesso tra Otpor serbo, rivoluzioni colorate nello spazio eurasiatico e primavere arabe?
  • Qual’è l’obiettivo di un gasdotto siro-iraniano attraverso l’Iraq e verso l’Europa tagliando fuori la Grecia?
  • La Frammentazione di ciò che è diviso è il titolo del nuovo Medio Oriente?
  • L’occupazione dell’Iraq costituisce l’avvio ufficiale del nuovo progetto di Medio Oriente?

Nei corridoi del potente G7 del 1992 fu elaborato un piano (evidentemente sotto la pressione di grandi società finanziarie ed energetiche transcontinentali) [4]? Questo incontro ha avuto luogo pressocchè in parallelo, sì da dare l’impressione di una grande democrazia mondiale, con il famoso summit della Terra detto anche summit dei poveri [5] presso l’UNCED, filiale dell’Organizzazione delle Nazioni Unite, che si tenne a Rio de Janeiro e che diede vita al protocollo di Kyoto. Tale protocollo impose la riduzione delle emissioni di polveri sottili nell’atmosfera, al fine di limitare l’aggravarsi del riscaldamento climatico globale. In seguito, si capisce! E’ ben qui che germinarono i grandi conflitti mondiali a venire!

L’Unione europea ratifica l’accordo nel 1994. Così il gas naturale diventa la principale fonte di energia al posto del petrolio, che comincia il proprio declino d’importanza strategica, scivolando al secondo posto. Occorre allora molto più gas in Europa, la più grande consumatrice mondiale di gas! Ora, questo gas è disponibile a profusione in Russia ed in Iran … Le inagibilità politiche con l’Iran portano l’Europa direttamente in una posizione scomoda di fronte al monopolio russo[6]! Col tempo l’Europa soffre di incertezze nell’approvigionamento di tale fabbisogno energetico. Questo problema rende indispensabile l’intervento degli strateghi americani!  Washington può permettere l’espandersi dell’influenza russa in Europa dopo la dissoluzione del Patto di Varsavia e la possibile scomparsa della ragion d’essere della NATO? E’ ciò che paiono reclamare taluni europei! Sul punto, notiamo una contraddizione importante: Gli USA sono uno dei rari paesi che non hanno ratificato il protocollo di Kyoto, mentre alcune grandi società americane si fregano le mani per realizzare il progetto del Nabucco ed incanalare così il gas verso l’Europa.

Nel 1995 un accordo in Qatar, ha portato il figlio (dell’Emiro N.d.T.) al potere attraverso un colpo di stato bianco contro suo padre. Rapidi accordi hanno allora consentito la demarcazione del confine con l’Iraq e l’inizio delle estrazioni di gas in Qatar per cercare di soddisfare la domanda europea e ridurre l’impatto della dipendenza europea dal gas russo. L’impossibilità del trasporto del gas dal Qatar attraverso un gasdotto ha reso necessaria la liquefazione del carburante non ostante gli elevati costi di tale operazione.  La Siria rifiutava il passaggio di un gasdotto nel proprio territorio poiché il Qatar imponeva di trasportare gas di interesse israeliano[7]. Questa posizione rigida della Siria inoltre non si modificherà finchè non sarà risolto il problema palestinese. Ironia della sorte per gli stati limitrofi: Bahreïn[8] e Sultanato d’Oman[9] aquistano gas proveniente da paesi lontani mentre il gas qatariota è a portata di mano! In effetti, Washington ha deciso di privilegiare il gas qatariota per il mercato europeo per fare concorrenza al gas russo. A Doha l’ultima parola spetta a Washington. Forte della sua super base militare[10] il cui nome in codice è un disneylandiano « Camp Snoopy », mentre le sue enormi componenti direbbero qualcosa di opposto: 1) l’areoporto internazionale di Doha 2) il campo militare del Saliyah 3) la base aerea di Al Udeid e soprattutto il comando centrale americano detto « CENTCOM[11] ». Nel contempo pare che in passato Washington abbia offerto il proprio aiuto per infiammare le regioni della Cecenia e della Yugoslavia utilizzando mercenari arabi ed afgani in nome d’una improbabile jihad!

La società del gas russo « Gazprom [12] » è stata trasformata in società di Stato per azioni (РАО) nel 1993, per mano del Capo del Governo russo Viktor Tchernomyrdine e del suo Partito, la NDR, del quale Putin è stato un responsabile regionale a San Pietroburgo. Quando Putin riuscì nel marzo 2000 a riprendere prontamente le fila della situazione in Cecenia, Gazprom era divenuto rapidamente il vero centro di potere in Russia, sul modello delle compagnie americane che reggono gli Stati Uniti e che si nascondono dietro il progetto del Nuovo Medio Oriente.  Washington ha compreso l’importanza della ripartizione geografica del gas [13] nella regione: il Turkménistan, l’Azerbaïdjan, l’Iran, l’Egitto e le riserve di gas, ben identificate da Washington, sulla costa orientale del Mediterraneo tra la Siria e Cipro ma soprattutto nel sottosuolo della Siria. Essi hanno compreso che il controllo di queste fonti significa la conservazione di una posizione monopolista incontrastata e la gestione del mondo in funzione dei loro interessi. Ma occorre neutralizzare l’influenza russa, che controlla il transito di gas entro le regioni dell’Azerbaïdjan e Turkménistan. Il mezzo per arrivare al controllo del gas mediterraneo in modo da assicurare l’approvigionamento di gas all’Europa. Così la Russia non potrà acquistare gas dall’Asia centrale per venderlo all’Europa. Questi paesi dell’Asia centrale saranno perciò costretti ad entrare nell’orbita americana. Ma l’accesso al dominio del gas a partire dalla riva orientale del Mediterraneo deve presupporre il processo di pace nella regione che deve avvenire secondo i principi di legittimità internazionale. Lo Stato d’Israele è pronto per questo obiettivo? O preferirebbe un <nuovo Medio-Oriente> più facilmente controllabile mediante governi confessionali e nuovi stati settari che non somiglino tanto al Qatar attuale quanto ai suoi maestri? La liquidazione della causa palestinese da piazzare in qualche parte del reame di Cisgiordania sarebbe eventualmente un rimedio in quest’ultimo caso! E’ il cantiere del secolo, e ci saranno enormi perdite umane in ciò che somiglia ad una primavera araba!

E’ proprio necessario? Non esiste una soluzione alternativa? Prima del progetto di nuovo Medio Oriente ne esisteva uno più semplice e meno costoso agli occhi di Washington. Era il piano che prevedeva l’eliminazione della resistenza in Libano, e che consentiva di attingere alle risorse di gas senza trovare una soluzione per la questione palestinese. Tale questione è diventata un dilemma ed un’equazione difficile da risolvere per il futuro di Washington nella regione. Come risolvere il dilemma per il controllo della regione? Le ipotesi sul tavolo erano sia di liquidare la causa palestinese sia di eliminare la resistenza libanese, oppure entrambe le cose insieme, meglio ancora? E’ allora che è cominciata la guerra israeliana contro il Libano nel 1996 sotto il nome ispiratore di « radici della collera » per eliminare gli Hezbollah e la loro resistenza, per imporrre la pace con il Libano e garantire l’approvvigionamento di gas. Ma lo scacco dell’attacco ha portato alla dichiarazione di legittimità della resistenza contro gli occupanti ed a forzare Israele, per la prima volta nella sua storia, a conformarsi all’intesa di Aprile. Più ancora nel 2000, la liberazione del sud del Libano ha segnato la naksah[14] (organizzazione integralista sionista. N.d.T.) dei due stati Israeliano e Americano. Nello stesso anno V. Putin ha preso il potere in Russia dopo le dimissioni di Boris Eltsin.

Washington si è reso conto che il gas del Qatar è divenuto incapace di competere contro quello russo sul mercato europeo, con un’influenza della Russia sempre maggiore ed una domanda europea crescente, che di colpo hanno posto l’intera Europa centrale, dai Balcani alla Polonia, in una posizione strategica nella concorrenza Russia/Medio-Oriente. A questo si associa una ripresa economica che ha consentito rapidamente alla Russia di recuperare le proprie posizioni politiche e strategiche. Una corsa contro la fretta di Washington di fare qualcosa! Contemporaneamente, i cittadini del mondo intero assistono impotenti in diretta sugli schermi televisivi ad un attacco suicida di due aerei contro le Torri Gemelle a New York!!! Washington coglie l’occasione e lancia,  pressocchè all’indomani dell’11/9 un attacco contro l’Afghanistan,  poi contro l’Iraq per occuparli! Perchè? Che fosse la risposta al terrorismo, su questo il giudizio del mondo non è mai stato unanime, e le accuse americane contro l’Irak sono state smentite in merito a sue implicazioni nel terrorismo o il suo sviluppo di armi di distruzione di massa. Dunque cerchiamo le cause di quelle guerre.  Le troveremo nella disfatta d’Israele in Libano e nell’arrivo di Putin al potere, o nella convergenza tra Russia e Cina dopo le tensioni perdurate per decenni durante la Guerra Fredda? Oppure anche perché le nazioni dell’Europa centrale che andavano svincolandosi dall’influenza russa non avevano mostrato la tendenza, in tale contesto, a riprendere il dialogo con i loro antichi protettori? O ancora la risposta va cercata in una perdita      dell’influenza in America del Sud? E’ evidente che l’occupazione dell’Afghanistan e dell’Irak rappresentano un tassello strategico nel complesso dei movimenti e delle azioni americane nella regione, un tassello dalle amare conseguenze[15]. Certamente   molti dei principali obiettivi di tali azioni restano nell’ombra: conquistare vie di transito esistenti o potenziali da e verso la Cina (mercati e prodotti energetici), perseguirne l’accerchiamento e l’accerchiamento della Russia, dell’Iran e della Siria che sono i principali sostenitori e fornitori della resistenza libanese e palestinese.

Nel 2002, Washington, sigla un accordo con Recep Tayyip Erdogan e con Abdullah Gul, che si era rivoltato contro il suo antico maestro Necmettin Erbakan. I due fondano il « Partito della giustizia e dello sviluppo », il nuovo AKP, grazie al quale Abdullah Gul divenne il primo Primo ministro « islamista » in Turchia con la benedizione americana. Non è che la ripetizione dello scenario qatariota del 1996 o un colpo di stato bianco fondato su motivazioni dinastiche. E’ evidente la coincidenza che i due gruppi prendano il potere in Turchia e Qatar con le felicitazioni americane e che si richiamano entrambi ad una medesima corrente islamica detta dei « fratelli musulmani». La stessa di Hamas nella resistenza palestinese e la stessa dei futuri animatori delle primavere arabe dal Marocco allo Yémen ! Con l’emerge dell’AKP, Washington ha annunciato il progetto del gasdotto Nabucco per incamminare il gas dal Mar Caspio attraverso l’Iran, l’Azerbaïdjan, la Géorgia e la Turchia aggirando        accuratamente la Grecia, verso l’Europa e passando dai Balcani più a nord. La prima nota che disvela le implicazioni dello stato d’Israele nel progetto è il suo stesso nome. Nabucco è il nome di un’opera di Verdi che narra, secondo la propria visione, la storia della deportazione a Babilonia, in Iraq, degli abitanti di Gerusalemme da parte di Nabuccodonosor re di Babilonia dal 605 al 562 a.c. Appena un poco più tardi le forze americane hanno invaso l’Iraq! Uno studio che esplori le congruenze tra la semantica, il gas, i colpi di stato bianco, o di transizione, la resistenza all’occupazione in tutti gli stati del Medio-Oriente ivi compresa la Palestina e il ruolo di Israele sfiora la verità senza coglierla! Perchè Nabucco? Certo, Washington non ha certezza di accedere al gas dell’Asia centrale. E si trova egualmente nell’impossibilità di condurre una guerra contro l’Iran alla luce delle condizioni internazioneli attuali economiche e politiche. Non ha correttamente valutato le reazioni brutali di Mosca di fronte al lancio del gasdotto Nabucco. Analizzeremo più tardi la risposta russa al Nabucco. Washington sperava inizialmente di ottenere del gas dall’Egitto e dalla costa orientale del Mediterraneo. La divisione e la distruzione della Siria sarebbe uno stratagemma per definire ulteriormente, per ottenere senza sforzo e senza guerre il gas iraniano. Così Mosca non potrebbe più comprare gas aziro e si neutralizzerebbe l’influenza russa nel Mediterraneo in Europa e Asia centrale in una sola volta. E Washington avrebbe ottenuto il controllo del mondo per sempre!

Il gasdotto Nabucco trasporta il gas regionale in Turchia, pour esportarlo in Europa senza attraversare la Grecia. Questo progetto trasforma anche la Turchia in un paese ricco grazie ai profitti del transito.  Nabucco avrebbe dovuto avere 45 milliardi di metri cubi di velocità di trasporto, il 50% per gli azionisti ed il resto a disposizione per altri eventuali clienti! Circa il 10% del consumo europeo attuale [16] e il 37% della capacità del gasdotto russo « Nord Stream[17] » già operativo come « South Stream[18] » o piuttosto operativo a partire dal 2015. Dal lancio del Nabucco, Erdogan si è reso conto che l’accesso al gas dall’Asia centrale è impossibile a causa della Russia. Allora, è stato supervisore al Cairo dell’accordo Nabucco[19]. Hosni Moubarak non si è reso conto, all’epoca, che firmare l’accordo significava la sua defenestrazione dal potere!

L’accordo tra Erdogan, Abdullah Gul e gli Americani comportava diritti e doveri. Erdogan e Gul dovevano formare un partito richiamantesi ad una corrente islamista così da tenere le redini del potere di una Turchia laica. Essi avrebbero avuto diritto al sostegno americano e alla protezione, solo a condizione che le seguenti condizioni fossero realizzate:

1) Dividere l’Egitto in tre Stati, l’Iraq in tre Stati e la Siria in Quattro. Tutti mono-confessionali e mono- etnici!

2) Porre i nuovi Stati non-sunniti sotto l’influenza israeliana.

3) Aiutare gli Stati Uniti in Afghanistan, in Iraq e nei nuovi Stati che Washington intende costituire!

4) Permettere agli Stati Uniti di costrire un insieme di gasdotto posti sotto l’influenza di Washington.

Per contro partita i seguenti patti verrebbero onorati da Washington:

1) Porre I nuovi Stati sunniti sotto l’influenza turca.

2) Trasformare la Turchia in uno snodo mondiale del gas.

3) Non consentire il passaggio di gasdotti in Grecia, ed assicurare l’annessione di Cipro alla Turchia ed il suo ingresso nell’unione Europea, ai danni della Grecia.

Una variante alla disgregazione proposta per il Nuovo Medio Oriente.

E’ vero questo accordo segreto sembra (un coniglio) uscito dal cappello del Mago! Quali argomenti abbiamo a sostegno di queste ipotesi? Senza la pretesa di conoscere tutta la verità cerchiamo di analizzare apertamente ed oggettivamente nel modo più semplice! Il progetto del Nabucco indica chiaramente attraverso le sue tracce la messa fuori gioco della Grecia e della Serbia. Il suo nome appare rivelatore di un ruolo specifico di Israele. A che livello? La disgregazione del Medio Oriente in piccoli Stati non è più un mistero. L’esempio del Sudan e le forti implicazioni statunitensi nella sua divisione secondo una linea confessionale sono più che palesi! I conflitti sanguinari tra i Libici ed il rischio di una scissione su base etnica immediatamente dopo uno scenario di « primavera araba » ed in seguito all’intervento americano lo è altrettanto! E nella regione?  L’Iraq, nonostante nove anni di occupazione e la caduta del Governo guidato da Saddam Hussein, nessuna democrazia degna di tal nome, non ha calato le braghe del tutto! Bush figlio non ha cessato di calpestare tutti i tetti con la sua esemplare democrazia che si va insediando in Iraq e che si propagherà nell’intera regione.  Può essere dimenticata la nozione tanto cara a Bush figlio: Il Nuovo o Grande Medio Oriente? Cos’è esattamente questo progetto, qualcosa di circoscritto alla regione o espressione della strategia esposta da Zbigniew Brzezinski nella sua opera « Il grande scacchiere » dove si prefigurava una strategia che mira al cuore dell’Eurasia con la trasformazione dell’Europa centrale in periferia e zona di transito verso il nuovo Medio Oriente?

Il 28 gennaio 2004 Bush, alla presenza del Primo Ministro turco Recep Tayyip Erdogan, durante una riunione alla Casa Bianca espone gli aspetti principali del nuovo progetto americano di « Grande Medio-Oriente ». E’ così che si esprime un giornale turco[20] dieci giorni dopo l’incontro in questione «Il progetto, secondo il Presidente americano fa della Turchia la sua colonna vertebrale.  Washington desidera che essa svolga un ruolo essenziale in questo progetto, promuovendo il proprio modello democratico e la sua « moderazione » religiosa nella regione»! Cioè a dire promuovere la corrente detta « fratelli musulmani », che nove anni più tardi inventano ciò che viene chiamato « primavere arabe ». Una primavera finalmente rigettata in massa dale popolazioni, poichè questi « fratelli » non sono affatto così moderati come Bush pretendeva!

La disgregazione del Medio Oriente è menzionata da Pierre Hillard[21], nel suo articolo dal titolo «Il Nuovo Ordine mondiale all’assalto dell’Islam», apparso il 18 marzo 2011. Come afferma « Bernard Lewis[22][…] autore dell’espressione « Choc delle civiltà » ripresa con successo da Samuel Huntington. Per lui si tratta di balcanizzare il mondo musulmano come è stato fatto in Yugoslavia e in URSS per creare dei mini Stati più facili da controllare. Un modello di ristrutturazione chiamato « Americana: Arch Enemies, soit, arc de crise » fu presentato nella rivista « Time[23] » del 15 gennaio  1979 ». Israele in tutto questo processo ha proposto un prorpio modello di disintegrazione del Nuovo Medio Oriente? Fin nel primo Congresso sionista riunitosi a   Bâle in Svizzera dal 29 al 31 agosto del 1897, si trova uno studio strategico pressocchè parallelo ai lavori di Bernard Lewis, e che pare tendere ai medesimi risultati. Questo dodumento è apparso nel febbraio 1982 nella rivista Kivunim, pubblicazione della « World Zionist Organization », per la penna di Oded Yinon, intitolato «una strategia per Israele negli anni Novanta [24] », ribattezzato « Clean Break[25] » dopo l’11/9.

Sono solo coincidenze? Non c’è dubbio che I piani previsti negli anni 80-90 sono tristemente tramontati. Ciò essenzialmente a causa della resistenza libanese, palestinese e d iraniana ed al sostegno siriano ed iraniano dunqua alla volontà dei popoli del Machrik, al loro attaccamento alla propria terra e sovranità malgrado le immense perdite. Il campo avverso ha ugualmente perso in termini umani, economici e strategici!

Il gas Serin:

Pare che taluni dirigenti occidentali, incoraggiati forse da grosso portafoglio di certi Emiri, sotto la minaccia imminente di perdere il loro trono, ad immagine del qatariota il 25/06/2013[26], vogliano assolutamente far crollare il Governo siriano per poter    vendere questo gas « naturale », tanto bramato! Anche al prezzo di manipolazioni fatte sulla base di altro gas! Recentemente strane notizie sono circulate menzionanti la cattura, in Turchia [27] di una banda criminale trovata in possesso di 2kg di gas  «nervino », un pericoloso gas « neurotossico », poi la cattura di un’altra banda che lo fabbricava in Iraq [28] ? Ora questi mercenary è di tutta evidenza non siano che Jabhat Al Nosra, iniziatori dell’insurrezione in Siria, e questo gas « sarin » era destinato alla Siria!

Allora perchè taluni ministri degli affari esteri perseverano, contro corrente ed in particolare contro gli esperti delle Nazioni Unite [29], ad accusare il Governo siriano di utilizzare questi gas tossici contro il suo popolo? Ciò malgrado il rifiuto da parte del Consiglio di sicurezza di assumersi le proprie responsabilità inviando secondo la richiesta avanzata da uno Stato membro (la Siria), un’équipe specializzata per investigare sull’utilizzo di gas neurotossici da parte dell’opposizione siriana armata a Khan Al-Assal e ad  Aleppo[30]. Rifiuto perpetrato grazie alla volontà di quegli stessi Ministri degli esteri ad investigare ovunque in Siria! Noi cittadini non abbiamo forse diritto a qualche spiegazione!?

Quali giustificazioni avanzano i responsabili dei paesi NATO di fronte alla faciloneria e sabbia agli occhi delle esternazioni di Jabhat Al Nosra: dal gas Serin fino all’uccisione per cannibalismo di bambini!? Perché accusano il Governo siriano, il quale subisce queste efferatezze insieme al suo popolo? Perchè considerano insopportabile che l’esercito siriano difenda il suo popolo dale efferatezze di questi terroristi? Sì, terroristi, per loro stessa ammissione! Perchè, diversamente da altre opposizioni armate, Jabhat Al Nosra e le sue diramazioni non è che un’accozzaglia di mercenari, estremisti trafficanti. La manipolazione è più che evidente[31], e non servono spiegazioni[32]!

Nell’ultima relazione, Philip Coyle ricercatore principale presso il Centro di controllo per la non proliferazione degli armamenti a Washington, ha preso le distanze dalle accuse sull’uso di gas tossici. In assenza di « prove pubbliche evidenti dell’uso di gas Serin da parte del regime di Bashar, è difficile da parte degli esperti valutare la validità delle dichiarazioni dell’amministrazione », ha aggiunto « ciò cui assistiamo non pare somigliare ad un attacco al Serin!»

Conclusioni:

Tutto ciò sembra avere un nesso diretto con l’asse Europa – Eurasia – Asia dove si sviluppano dei processi che rimettono in causa l’ordine mondiale tale quale pare instaurarsi dopo la caduta del blocco sovietico. L’analisi fin qui presentata è ben lungi    dall’essere esaustiva. Occorrerebbe studiare in modo particolare ogni paese toccata dal vento delle « primavere arabe » e ciò che essi significano nelle regioni dove le superpotenze, analizzandone aspetti sociologici, economici, geografici, politici, strumentali e tecnologici e nel contempo il loro rapporto qualitativo e quantitativo con l’energia: produzione, consumo ed aquisizione… La crisi!

Di fronte a questa crisi cardiaca terrestre che fare? Di solito una crisi cardiaca viene trattata da specialisti, con metodi scientificamente approvati e sperimentati,  previo un protocollo clinico di osservazioni e sperimentazioni rigorose. Nel nostro caso, servirebbe esplorare bene tutte le arterie principali e secondarie, tutti i passaggi tra fonti di irrorazione principali, identificare i passaggi occlusi o difettosi. Quando un canale diventa impossibile, occorre proporne uno alternativo studiando l’opportunità di trapiantare una nuova arteria evitando un’eventuale reazione di  rigetto. Quando un passaggio è impervio diventa necessario identificare le cause del difetto, trovare meccanismi di riparazione e adattamento a livello sociologico, evolutivo, politico, geografico…

E’ ormai evidente che molti rimedi sotto le mani degli strateghi americani sono del tutto sterili e inefficaci. Ne è prova il blocco se non il fallimento mondiale nel trattare la crisi siriana, la crisi palestinese ed altre crisi che si asono succedute in Eurasia, in Europa centrale e in Medio Oriente dove il ritardo[33]insormontabile se non l’incapacità[34]degli USA nel terminare la costruzione del gasdotto Nabucco. Perché? A nostro avviso perchè i rimedi e le cure utilizzate sono inadeguati. Essi conducono in un sol colpo ad una trombosi venosa: del’Occidente. Non sono forse maturi i tempi per guardare all’Europa centrale ed orientale con un duplice sguardo, da un lato rivolto ad occidente e dall’altro ad oriente? In caso contrario ciò che riusciranno a perseguire, anche con metodi brutali, i decisori del mondo inviando flotte di soldati armati fino ai denti sarà la moltiplicazione delle crisi economiche[35]intimamente associate[36] e da esse derivanti!!!

Fonte : Investig’Action – michelcollon.info

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